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La nouvelle loi fiscale en Grèce

La Grèce a engagé de vastes réformes fiscales qui, depuis décembre 2023, interdisent les espèces dans les transactions immobilières et encadrent strictement les paiements en liquide supérieurs à 500 euros. L'objectif : lutter contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent.

Liasses de billets en euros à côté d'une petite maquette de maison, illustrant la nouvelle interdiction des espèces dans les transactions immobilières en Grèce.

La nouvelle loi fiscale en Grèce │ La Grèce a récemment mis en œuvre une série de réformes fiscales d'envergure, l'une des plus notables portant sur l'usage des espèces dans les transactions immobilières et commerciales. Entrée en vigueur en décembre 2023, cette législation interdit l'achat et la vente de biens immobiliers en espèces, tout en imposant des restrictions strictes aux transactions en liquide dépassant 500 euros. Cette mesure vise à enrayer l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent, des problèmes que le gouvernement grec aborde avec détermination.

Des amendes renforcées pour décourager l'usage des espèces

Si des restrictions sur l'usage des espèces existent depuis plusieurs années en Grèce, la nouvelle loi va plus loin en doublant les amendes en cas de non-respect. Désormais, toute transaction en espèces dépassant 500 euros sera passible d'une amende considérable, un dispositif dissuasif destiné à décourager toute tentative de contournement de la législation en vigueur.

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Dans le cas de ventes en espèces dépassant 500 euros réalisées par des établissements commerciaux, les amendes ont été relevées pour correspondre à la valeur de la transaction. Auparavant fixée à 100 euros, l'amende sera désormais calculée sur le montant total de la transaction, aggravant ainsi la sévérité des sanctions financières à l'encontre des contrevenants.

La BCE s'oppose à une réduction supplémentaire des transactions en espèces

Dans un premier temps, le gouvernement grec a tenté de ramener le montant maximal des transactions en espèces à 300 euros. La Banque centrale européenne (BCE) a toutefois rejeté cette proposition, soulignant qu'abaisser le seuil à 500 euros ne permettait pas d'atteindre les objectifs de lutte contre l'évasion fiscale. La BCE a en outre exprimé des réserves quant à l'interdiction de l'usage des espèces dans les transactions immobilières, estimant que le recours aux paiements bancaires n'était pas suffisamment étayé pour garantir l'efficacité de cette mesure.

La controverse autour de l'interdiction des espèces dans les transactions immobilières

L'une des dispositions les plus débattues de cette nouvelle législation concerne l'interdiction de l'usage des espèces dans l'achat et la vente de biens immobiliers. La BCE reproche au gouvernement grec de ne pas justifier de manière adéquate l'efficacité des paiements bancaires dans ce contexte. Elle relève que certaines transactions immobilières ne sont pas intégralement consignées dans les actes notariés, facilitant ainsi l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent.

Bien que les notaires n'acceptent que des accords préliminaires dans le processus de transaction immobilière, la loi impose désormais que le paiement soit effectué exclusivement par voie bancaire lors de l'établissement des actes notariés pour les transferts de propriété. Tout manquement à cette exigence rend l'acte nul et non avenu, sans effet juridique, et ne pouvant être transcrit dans les registres officiels.

Des sanctions sévères pour les contrevenants

Les contrevenants à cette nouvelle législation s'exposent à de lourdes sanctions financières. Les amendes pour les transactions en espèces dépassant 500 euros vont de 10 % du prix payé en liquide, avec un minimum de 10 000 euros, jusqu'à un maximum de 500 000 euros par infraction. Par exemple, dans le cas d'une transaction immobilière d'une valeur de 100 000 euros, les contrevenants pourraient encourir une amende de 10 000 euros, soit 10 % du prix payé en espèces, en plus de l'annulation du contrat.

La Grèce adopte une approche rigoureuse pour lutter contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent en renforçant son arsenal législatif. Bien que la nouvelle loi suscite des débats, elle traduit les efforts du gouvernement pour garantir une transparence accrue des transactions financières, en particulier dans les secteurs immobilier et commercial. Les autorités fiscales sont désormais chargées de surveiller étroitement les transactions concernées et d'imposer des sanctions sévères en cas de non-respect, dans le but de promouvoir une culture fiscale plus responsable et plus éthique.

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